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  • Refuges supplémentaires

    FRANÇAIS

    J'ai un grand et vieil appartement avec un nombre de pièces indéterminé mais élevé ; j'en visite plusieurs, notamment une vaste chambre où j'ai un meuble encombré de vieux jouets, que je compte déplacer (les jouets) plus loin dans la pièce, sur le dessus d'un lit en mezzanine. Je regarde également mes murs, blancs, vides pour la plupart, en me disant que je pourrais y coller plus de meubles, ou des affiches, des photos, etc. Ensuite Emmanuelle (il me semble) arrive et je réalise qu'elle possède une clé de l'appartement que moi je n'ai pas ; elle a dû l'avoir lorsqu'on a emménagé et qu'on s'est réparti les clés, sans faire attention au fait que celle-ci était unique. On réalise que cette clé est celle d'une porte, sur le palier, qui permet d'accéder à une autre partie de l'immeuble, via une pièce décorée comme une salle à manger ou un salon (ancien, vieillot) où je n'ai jamais mis les pieds mais dont Emmanuelle me dit qu'il sert de passage, précisément, aux habitants de l'immeuble, comme une sorte de raccourci. Mais nous réalisons que cette pièce est en fait à nous, fait partie de notre, de mon appartement. Il y a même une autre pièce encore après celle-ci. Je vais encore pouvoir m'étendre, pouvoir vivre encore d'autres vies, d'autres moments, dans ces pièces, j'ai encore des refuges supplémentaires.

    ENGLISH

    I have a large, old apartment with an undetermined but high number of rooms. I walk through several of them, including a spacious bedroom where I have a piece of furniture cluttered with old toys, which I plan to move further into the room, onto the top of a loft bed. I also look at my walls – mostly bare and white – thinking I could fill them with more furniture, or posters, photos, and so on. Then Emmanuelle (I believe it's her) arrives, and I realize she has a key to the apartment that I don't have. She must have gotten it when we first moved in and divided up the keys, not realizing that this one was unique. We figure out that this key opens a door on the landing that leads to another part of the building – through a room decorated like an old-fashioned dining or sitting room, a place I've never stepped foot in but which Emmanuelle says is used by the building's residents as a kind of shortcut. But then we realize that this room actually belongs to us – it's part of our apartment, my apartment. There's even another room beyond it. I’ll be able to expand again, to live other lives, other moments, in these rooms. I have more hidden refuges.

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  • Petite ville endormie / Sleepy little town

    FRANÇAIS

    Pourquoi ai-je une fascination et même une obsession pour les vieilles rues, au petit matin ou au crépuscule ? Pour les petites villes oubliées, délabrées, comme Blâmont, Saint-Mihiel, Plombières  J'aime aussi les vieilles villes agréables et bien conservées dans leur jus, comme Vichy, où une balade dans les rues donne l'impression de faire un voyage dans le temps – mais les villes décrépies, où le passage et l'usure du temps sont bien visibles et tangibles, ont encore quelque chose de plus.

    J'ai toujours eu le fantasme de m'installer dans une nouvelle ville, d'y arriver au petit matin ou au soir, peu importe, mais à la faveur de l'obscurité et du silence. Être un étranger. Un nouvel arrivant – mais dans un nouvel environnement qui ne serait pas agressif ou trépidant. La petite ville endormie est une image de La Ville Natale, toujours synonyme de sommeil, de nuit, de repos, de vie au ralenti. Que signifie alors ce désir ? Celui d'une nouvelle vie ? D'une renaissance ?

    ENGLISH

    Why am I fascinated, even obsessed, by old streets in the early morning or at dusk? By forgotten, dilapidated little towns like Blâmont, Saint-Mihiel, Plombières  I also like old towns that are pleasant and well preserved in their original state, like Vichy, where a stroll through the streets feels like a journey back in time – but decaying towns, where the passage and wear of time are clearly visible and tangible, have something more.

    I've always fantasized about moving to a new town, arriving in the early morning or evening, it doesn't matter, but under cover of darkness and silence. Being a stranger. A newcomer – but in a new environment that is not aggressive or hectic. The sleepy little town is an image of The Hometown, always synonymous with sleep, night, rest, life in slow motion. So what does this desire mean? The desire for a new life? A rebirth?

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  • Est-on à l'intérieur ou à l'extérieur ? / Are we inside or outside ?

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    FRANÇAIS

    Un parking aérien tout-à-fait banal mais qui m'a toujours fasciné, depuis la plus petite enfance. Ouvert aux quatre vent, dotés de fenêtres mais qui n'ont pas de vitres ; est-on à l'intérieur ou à l'extérieur ? Est-ce vraiment un bâtiment ou quelque chose qui en imite la forme ? Ses dimensions sont d'ailleurs étranges, on a l'impression vague et difficile à justifier de se trouver face à un parking aérien miniature, comme une sorte de maquette géante dans laquelle on pourrait se promener - et même se garer. Un pur décor. Pendant longtemps ce parking a accueilli la brocante annuelle de la ville. Dans ce paysage de béton et d'odeurs de vieille huile à moteur, des personnes âgées exposaient leurs meubles anciens, de la vaisselle en faïence, de l'attirail religieux, des bibelots vieillots en tout genre. Il y avait quelque chose de surréaliste, d'anormal et d'attirant, pour l'enfant que j'étais, dans cette juxtaposition ; comme si après une catastrophe totale, la ville entière était venue se réfugier et vivre, avec armes et bagages, dans cet décor de béton rappelant les hauts lieux de la vie moderne.

    ENGLISH

    A completely ordinary parking garage, but one that has always fascinated me, ever since I was a small child. Open to the elements, equipped with windows but no glass; are we inside or outside? Is it really a building or something that imitates its form? Its dimensions are strange, giving the vague and difficult-to-justify impression of being in front of a miniature parking garage, like a giant model that you could walk around in – and even park in. A pure backdrop. For a long time, this parking lot hosted the city's annual flea market. In this landscape of concrete and the smell of old motor oil, elderly people displayed their antique furniture, earthenware dishes, religious paraphernalia, and all kinds of old knickknacks. There was something surreal, abnormal, and appealing to the child I was in this juxtaposition, as if after a total catastrophe, the entire city had come to take refuge and live, with all their belongings, in this concrete setting reminiscent of the high places of modern life.

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  • Univers clos / Closed universe

    FRANÇAIS

    Je monte dans un autocar, pour une destination oubliée. Au bout de quelques minutes, je réalise que je n'ai pas de ticket ; je demande au chauffeur de s'arrêter à la prochaine gare, pour que je puisse régulariser ma situation. Il accepte. Je descends. La gare est sombre, vieille, crasseuse, et nulle part je ne trouve de borne automatique, ni d'ailleurs de guichets. Je m'énerve, parce que le car n'attend que moi, et marche à grandes enjambées dans des couloirs, des halls, des galeries commerciales, à la recherche d'une borne. Je finis dans un bistrot, aussi glauque que tout le reste, et, par une porte, me retrouve dans un couloir étroit, aux murs nus. Des portes mènent à des WC, d'autres, à des réduits minuscules et vides, mais dont je comprends qu'il s'agit de logements. Je veux ressortir, mais toutes les portes mènent à des WC ou des pièces vides, je tourne en rond, l'issue vers le bistrot a disparu.

    ENGLISH

    I get on a coach, heading to a forgotten destination. After a few minutes, I realize I don't have a ticket; I ask the driver to stop at the next station so I can settle the issue. He agrees. I get off. The station is dark, old, grimy, and I can’t find a single ticket machine, nor any counters for that matter. I start getting frustrated, because the coach is waiting only for me, and I stride through corridors, halls, shopping galleries, searching for a machine. I end up in a bar, just as seedy as everything else, and through a door, I find myself in a narrow corridor with bare walls. Some doors lead to toilets, others to tiny, empty closets that I understand to be living quarters. I want to get out, but all the doors lead to toilets or empty rooms – I go in circles, and the exit to the bar has vanished.

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  • 1978

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  • Themroc

    La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense. Alors celle-là qu'on en crève.

    L.-F. Céline

    *

    « Themroc est un film français réalisé par Claude Faraldo, sorti en mars 1973. Il met en scène la plupart des acteurs du Café de la Gare. Les dialogues se limitent à des grognements, des cris ou des hurlements. Malgré l'emploi de ce langage non articulé, les situations et le contexte font que tous les échanges sont parfaitement « intelligibles » et donnent au film un aspect cohérent. Themroc est un ouvrier vivant dans l'appartement d'un immeuble avec sa mère et sa sœur. Il doit se lever tous les matins pour aller pointer et travailler comme peintre en bâtiment. Un jour, en repeignant une fenêtre, il surprend son patron en train de flirter avec sa secrétaire. Alors qu'il est conduit chez le patron, il se révolte et s'enfuit. Il rentre chez lui, mure la porte de son appartement et abat le mur de façade. Ce cette grotte reconstituée, il pousse des hurlements sauvages et nargue les policiers tentant de le déloger. La rébellion gagne bientôt tout l'immeuble. Par la suite, Themroc a des rapports incestueux avec sa sœur, avant de séduire une jeune voisine. Il ne sort de sa tanière avec une échelle de corde que la nuit, pour aller chasser : il tuera notamment un policier qu'il dévorera. Pour reconstruire le mur de façade, les forces de l'ordre font appel à un maçon, mais celui-ci est rapidement acquis à la cause de Themroc. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Themroc

    https://archive.org/details/Themroc

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