Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Séparation complète / Complete separation (1998)

    lb.jpg

    FRANÇAIS

    Une boîte quelconque. Je suis assis à une longue table, au milieu d'inconnus indifférents, seuls et silencieux pour certains eux aussi. Les gens de mon âge qui dansent et poussent des cris, la musique assourdissante, les corps inaccessibles, le décalage et la séparation complète que je ressens entre les autres et moi, pour la première fois de ma vie, ne me font pas souffrir. Laetitia rentre avec moi, à l'improviste, et nous buvons des bières, moi sur le lit, elle assise à même le sol, éclairés par ma seule lampe de chevet. Elle monologue. Elle m'avoue une tentative de suicide dans son adolescence ainsi que de nombreux autres secrets heureux ou douloureux. Mais je ne l'écoute pas, et je la prends en photo.

    ENGLISH

    Some random club. I’m sitting at a long table, surrounded by indifferent strangers – some of them silent and alone too. People my age are dancing and shouting, the music is deafening, their bodies out of reach. And yet, for the first time in my life, the disconnect, the complete separation I feel between them and me doesn’t hurt. Laetitia comes home with me, unexpectedly, and we drink beers – me on the bed, her sitting directly on the floor, lit only by my bedside lamp. She monologues. She confesses a suicide attempt in her teenage years, along with many other happy or painful secrets. But I’m not listening. I’m taking her picture.

    Lien permanent Catégories : Nancy, Photos, Souvenirs / Memories 0 commentaire Pin it!
  • Eau bénite / Holy water

    FRANÇAIS

    Je suis dans une sorte de collège, à l'ancienne – ça ressemble à Saint-Antoine mais en plus vieillot. J'y suis avec ma collègue M. et nous finissons je ne sais comment par assister à une messe, qui se tient directement dans un couloir. Il y a peu de place et nous devons la suivre assez à l'écart, sans la voir (le couloir fait un L) et sommes assis sur des bancs de bois. Nous nous levons pour nous rapprocher quand les prêtres, ou peut-être un diacre, asperge les fidèles d'eau bénite, dans toutes les directions.

    ENGLISH

    I'm in some sort of old-fashioned collège – it resembles Saint-Antoine but even more antiquated. I'm there with my colleague M., and somehow we end up attending a mass, which is being held directly in a hallway. There's little room, and we have to follow the service from a distance, without seeing it (the hallway forms an L), seated on wooden benches. We stand up to move closer when the priests – or perhaps a deacon – sprinkle holy water in all directions, over the faithful.

    Lien permanent Catégories : Phalsbourg, Récits de rêve / Dreams 0 commentaire Pin it!
  • Oudinot

    FRANÇAIS

    Immeubles Art Déco aux couleurs douces, pastel. On dirait des bonbons ou des pâtisseries. Par les fenêtres on peut voir des luminaires sphériques à la lumière faible et chaude. Un monde entier de douceur, de formes féminines. Les portes en fer forgé, ouvragées comme de la dentelle sur un déshabillé. Un univers de femmes. Je pense à ma grand-mère, à l'immeuble Art Déco dans lequel elle vivait seule et qu'elle avait réussi à remplir de bibelots et d'objets entassés au point que l'on ne pouvait plus y marcher qu'à travers d'étroits sentiers. À ses murs recouverts de reproductions de David Hamilton. À ma mère et ses quatre soeurs qui y avaient grandi. Là aussi, un univers de femmes.

    ENGLISH

    Art Deco buildings in soft, pastel hues – like candies or pastries. Through the windows, you can see spherical light fixtures casting a dim, warm glow. An entire world of softness, of feminine shapes. Wrought-iron doors, worked as delicately as lace on a slip. A universe of women. I think of my grandmother, of the Art Deco building where she lived alone, which she had managed to fill with trinkets and piled-up objects to the point that one could only move through it along narrow paths. Of her walls covered with reproductions of David Hamilton. Of my mother and her four sisters who had grown up there. There, too, a universe of women.

    Lien permanent Catégories : Explorations, Nancy, Sarreguemines, Souvenirs / Memories 0 commentaire Pin it!