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centre commercial

  • Pleinement attentif (2002) / Fully attentive (2002)

    FRANÇAIS

    Je me trompe dans un billet de bus que je prends. Le chauffeur m'accepte quand même et me dépose à un arrêt quelconque en ville. Les lieux évoquent Nancy mais aussi une ville où je serais de passage pour un stage ou un concours. Il y a une fête foraine, des attractions, des stands, en pleine rue ; ça ressemble aux abords d'une gare. Je marche longuement et finis par longer, sur un boulevard, un grand magasin, et je me dis que pour une fois je vais y entrer. Une fois dedans, j'aperçois à l'autre extrémité une place ou une rue avec une belle église très blanche, et je suis émerveillé parce que ça ressemble à un rêve que j'ai fait quelques mois auparavant (je n'ai évidemment pas conscience d'être à nouveau dans un rêve). Je la prends en photo avec mon téléphone. La beauté de l'église et du magasin lui-même me donnent envie de rester ou de revenir et d'y passer du temps, comme la fête foraine un peu plus tôt. Je ressens un plaisir à simplement « être ici », pleinement attentif au lieu où je me trouve.

    ENGLISH

    I take the wrong bus ticket. The driver lets me on anyway and drops me off at some random stop in the city. The place evokes Nancy, but also a town I might be passing through for an internship or an exam. There's a funfair, attractions, stands, right in the middle of the street – it feels like the area around a train station. I walk for a long time and eventually find myself on a boulevard, walking past a large department store. I think to myself that, for once, I’m going to go inside.

    Once inside, I catch sight of a square or a street at the far end, with a beautiful, very white church – and I’m struck with wonder because it looks just like a dream I had a few months ago (though of course I’m not aware that I’m dreaming again). I take a photo of it with my phone. The beauty of the church and of the store itself makes me want to stay, or to come back and spend time here – just like the funfair did earlier. I feel a deep pleasure in simply being here, fully attentive to the place I’m in.

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  • Mall miraculeux / Miraculous mall

    FRANÇAIS

    Je traverse un quartier de HLM similaire au quartier de l'Allmend et pénètre dans l’un d’eux pour le traverser. Les couloirs sont étroits, un peu bizarres architecturalement, sans que ça n’ait rien de sordide ou de dérangeant. Mais à un moment donné je rebrousse chemin pour me retrouver dans un immense hall, comme dans un centre commercial, similaire au Centre Saint-Sébastien, mais plus vaste encore, avec des commerces et des restaurants – notamment un, avec une terrasse, dont le décor et le mobilier, très boisé et chaleureux, me plaisent, et dont je m'approche pour prendre des photos. Un peu plus loin, près de l’entrée (ou de la sortie, c’est selon) je vois des guichets avec des gens qui se pressent pour payer leurs achats ou pour se faire servir. J’envisage de sortir et vois dans la rue, au loin, une église que j’aimerais visiter ; je l'identifie comme faisant partie de l'une de ces immenses zones de Nancy que je n'ai jamais pris la peine d'explorer mais que je compte désormais découvrir. Je reste néanmoins dans l’immeuble et y déambule, le visite, de plus en plus émerveillé par tout ce qu’il propose en terme de commerces et de services – incluant des logements. Tout le mobilier et la décoration relèvent de l’esthétique des années 70. On dirait que rien n’a changé ici depuis des décennies, et ce côté vieillot me bouleverse, me fait me sentir miraculeusement chez moi. Je rêve d’y emménager et de ne plus en sortir.

    ENGLISH

    I walk through a housing estate neighborhood similar to the Allmend hood and enter one of the buildings to cross it. The corridors are narrow, somewhat odd architecturally, without being sordid or disturbing. But at one point, I turn back and find myself in an immense hall, like a shopping mall, similar to the Centre Saint-Sébastien, but even larger, with shops and restaurants – notably one with a terrace, whose décor and furniture, very wooden and warm, appeal to me, and I approach it to take photos. A little further on, near the entrance (or exit, depending on how you look at it), I see counters with people crowding to pay for their purchases or be served. I consider going outside and spot a church far away in the street that I’d like to visit; I identify it as belonging to one of those vast areas of Nancy I have never bothered to explore but now intend to discover. Yet I remain inside the building and wander around, visiting, increasingly amazed by all it offers in terms of shops and services – including housing. All the furniture and decoration reflect a 1970s aesthetic. It looks like nothing has changed here for decades, and this old-fashioned feel overwhelms me, makes me feel miraculously at home. I dream of moving in and never leaving.

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  • Absence totale de ciel / Total absence of sky (2000)

    FRANÇAIS

    Des couloirs à l'éclairage tantôt cru et aveuglant, tantôt insuffisant et sinistre, que je revois en rêve, et où je me perds avec une excitation morose. Escalators, locaux techniques, passages de service. Le bruit des systèmes de ventilation, léger mais constant. Un grondement sourd comme celui d'une machine paisible dont les clients qui déambulent feraient eux-mêmes partie. J'y errais en fin d'après-midi, lisant interminablement la presse dans les allées du Monoprix, déambulant entre les rayonnages impeccables. La lumière des néons, l'absence totale de ciel me reposaient et me rassuraient.

    ENGLISH

    Corridors whose lighting was sometimes harsh and blinding, sometimes dim and sinister, that I revisit in dreams and where I lose myself with a kind of morose excitement. Escalators, technical rooms, service passages. The sound of ventilation systems, light but constant. A dull hum, like that of a peaceful machine, of which the wandering customers seemed to be a part themselves. I would wander there in the late afternoon, endlessly reading the newspapers in the aisles of the Monoprix, drifting between the impeccable shelves. The neon lighting, the complete absence of sky, soothed and reassured me.

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