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  • Le Bon Temps / Good times

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    FRANÇAIS

    Vague souvenir d'être entré ici avec Sandra, il y a quelques milliers d'années, pour déposer des flyers. Malgré les baies vitrées il y faisait sombre.

    ENGLISH

    Vague memory of entering here with Sandra, a few thousand years ago, to drop off flyers. Despite the bay windows, it was dark.

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  • Saltimbanque / Jester

    FRANÇAIS

    Une ville médiévale, toute en ruelles, en passages tortueux. Un magasin de cartes postales. Un saltimbanque, mort, dans une ruelle ; il a été égorgé.

    *

    Première occurrence de la « ville médiévale » (et touristique) qui sera le théâtre de nombreux rêves dans les vingt années suivantes. À l'époque, je n'avais encore visité aucune ville de ce type, à part Strasbourg. Je n'ai visité Sarlat que trois ou quatre ans plus tard. Je suppose que la bande dessinée, les films, les jeux vidéos, m'avaient déjà donné suffisamment de matière.

    Ce rêve était aussi lié à Dead Can Dance ; je les écoutais quotidiennement à l'époque, et l'album Within the Realm of a Dying Sun m'avait donné plusieurs cauchemars. La première chanson avait un effet malsain et voluptueux à la fois sur moi.

    Le magasin de cartes postales me fait penser à SRAM 2. Il y en a un aux abords du château, entre les douves et l'ascenseur qui mène au promontoire d'où l'on peut regarder la campagne, dans toutes les directions.

    Les ruelles tortueuses me font penser à Sarlat. Je n'y avais pas encore été, à l'époque où j'ai fait ce rêve, ni dans aucune ville ressemblante, il me semble, mais il existe de toutes façons (ne serait-ce que par les romans, les BD, les films) un archétype de la vieille ville médiévale rempli de venelles serpentines, qui existe dans la tête de chacun.

    Pourquoi le saltimbanque, je n'en sais rien. Il est vrai que cela fait partie du champ lexical du moyen-âge et de tout ce vieux monde européen.

    ENGLISH

    A medieval town, all narrow alleys and winding passages. A postcard shop. A jester, dead, in an alley; he has been slashed.

    *

    This is the first occurrence of the "medieval" (and touristic) town that would become the setting of many dreams over the following twenty years. At the time, I had not yet visited any town of this kind, except Strasbourg. I only visited Sarlat three or four years later. I suppose comics, films, and video games had already given me enough material.

    This dream was also linked to Dead Can Dance; I was listening to them daily back then, and the album Within the Realm of a Dying Sun had given me several nightmares. The opening track had an effect that was both unsettling and voluptuous on me.

    The postcard shop reminds me of SRAM 2. There’s one near the castle, between the moats and the elevator that leads to the viewpoint from which you can see the countryside in all directions.

    The winding alleys remind me of Sarlat. I hadn’t been there yet, at the time I had this dream, nor to any similar town, I believe, but there is in any case (whether through novels, comics, or films) an archetype of the old medieval town filled with serpentine lanes that exists in everyone’s mind.

    Why the jester? I don’t know. It’s true that he belongs to the medieval lexicon and to that whole old European world.

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  • France réelle / Real France

    FRANÇAIS

    La laideur, la vétusté, la grisaille, la rouille, les jardinets à l'agonie, les voitures et la fumée, les bistrots miteux, autant de choses qui constituent le réel, la France qui n'existe quasiment plus que dans les archives de l'INA et qui me hante, entièrement remplacée par un décor touristique qui la parodie et en fait un parc d'attractions, même pour ses habitants. Si la laideur et la tristesse sont le prix à payer pour le réel alors il faut les aimer.

    ENGLISH

    The ugliness, the dilapidation, the greyness, the rust, the dying gardens, the cars and the smoke, the dingy bistros, all these things make up the real, the France that now exists almost exclusively in the INA archives and haunts me, entirely replaced by a tourist décor that parodies it and turns it into an amusement park, even for its inhabitants. If ugliness and sadness are the price to pay for reality, then you have to love them.

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  • Forêts de cheminées / Forests of chimneys

    FRANÇAIS

    J'aime ces décors qui évoquent la misère ouvrière, le 19ème siècle, mais ont quelque chose de curieusement réconfortant et familier – un monde froid, gris, triste, mais qui est à nous.

    Forêts de cheminées ; fantasmes d'hivers aussi rudes que réconfortants une fois au chaud. Tableaux d'Émile Friant. La Toussaint, la jeune fille près du cimetière, etc. Vivre à la fois dans la ville réelle, actuelle, et dans son fantôme artistique.

    La pâleur hivernale, surnaturelle, de Florence. D'héroïne romantique. Mais évoquant aussi la maladie, la mort. Et la charge érotique que ça porte. Tout n'est que syphilis.

    ENGLISH

    I like settings that evoke working-class poverty, the nineteenth century, yet possess something curiously comforting and familiar – a cold, grey, melancholy world that nonetheless feels like it belongs to us.

    Forests of chimneys; fantasies of winters harsh enough to be brutal outside, yet all the more comforting once one is indoors. Paintings by Émile Friant. All Saints’ Day, the young girl near the cemetery, and so on. Living at once in the real, present-day city and in its artistic ghost.

    Florence’s winter pallor – almost supernatural. Like that of a romantic heroine. Yet it also evokes illness, death, and the erotic charge that accompanies them. In the end, everything is syphilis.

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  • GPE '94

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